Il y a quelques semaines, j’ai écrit un post sur l’empathie et j’ai dit d’elle qu’elle était l’une des plus grandes qualités spirituelles. J’ai dit dans le même article, que j’allais écrire sur la graine de l’empathie, autrement dit : comment développer cette grande vertu spirituelle. L’empathie pourrait bien être la mère de l’amour car ce n’est que par l’empathie que nous arrivons à connaître l’autre , que nous arrivons à voir leur monde à travers eux. Même s’il y a de la bienveillance et un sensé d’appartenance aussi bien dans l’amour que dans l’attachement, ce sont deux choses différentes. L’amour, c’est de voir le monde à travers les yeux de l’autre et l’attachement est de lui faire voir le monde à travers nos lentilles. Sans l’empathie il n’y a pas d’amour car, sans comprendre d’où ils viennent, il ne nous est pas possible de les aimer vraiment avec notre coeur et notre âme.

Cette parole bouddhiste résume magnifiquement le sentiment d’empathie :
“ Ne vous contentez pas de faire quelque chose. Restez-y.” Du fait de notre attachement à notre manière de penser qui est profondément enraciné, nous sommes souvent tentés de leur donner des conseils ou de leur faire voir notre point de vue, mais quand il s’agit de l’empathie, vous leur permettez de vous montrer le monde dans lequel ils se trouvent . Sans analyse ni jugements. Je vous apporte aujourd’hui la qualité la plus essentielle qui est nécessaire pour construire un caractère emphatique. Mais, avant de le faire, permettez moi de partager avec vous une histoire qui a d’abord été racontée par R.M. Smith (1819-1870):

Un jeune étudiant se promenait avec un professeur connu pour sa gentillesse. Tout en marchant, ils virent sur leur chemin un manteau et une vieille paire de chaussures . Ils appartenaient à un vieil homme qui travaillait dans un champs à coté et qui avait pratiquement fini sa journée .

L’étudiant se tourna vers le professeur et dit :“ Faisons-lui une farce : cacheons ses chaussures et dissimulons-nous derrière ces buissons. Ce sera amusant d’attendre et de voir son embarras de ne pas les retrouver.”
“Je ne pense pas que nous devrions nous amuser aux dépends d’autrui,” répondit le professeur. “ Au lieu de cacher ses chaussures, mettons plutôt une pièce de monnaie dans chacune d’elles, et puis cacheons-nous et regardeons comment la découverte l’affectera .

L’étudiant fit donc cela et tous les deux se rendirent derrière les buissons. Le pauvre homme termina bientôt son travail et sortit du champs par là où il avait laissé ses affaires. Alors qu’il mettait son manteau, il glissa son pied dans une de ses chaussures mais, sentant quelque chose de dur, il le retira pour vérifier la chaussure. Il fut fort étonné de trouver de l’argent dans sa chaussure. Il regarda longuement la pièce, la retourna et l’examina encore et encore. Il regarda de tous cotés autour de lui, mais il ne vit personne.

Après avoir mis l’argent dans sa poche, il continua pour mettre l’autre chaussure et cela juste pour subir le même sort. Complètement bouleversé, il tomba à genoux, regarda les ciel et récita à haute voix une fervente action de grâce dans laquelle il parlait de son épouse, malade et déficiente et de ses enfants sans pain que la générosité venant d’une main inconnue et au moment voulu, allait aider à nourrir.

“Alors,” dit le professeur, “ n’es tu pas plus heureux que si tu avais fait ce tour que tu voulais faire ?”

“ Merci, professeur,” dit l’étudiant.
“ J’ai compris aujourd’hui ce que ça veut vraiment dire quand on dit : “ il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.”

Si vous réfléchissez à cette anecdote, vous comprendrez que vous ne pouvez pas donner sans avoir un certain dégrée de sensibilité. Et, pour moi, la sensibilité est la graine de l’empathie. Vous pouvez donner de la peine aux gens ou vous pouvez leur donner de la joie, cela dépends de la sensibilité que vous avez envers eux, envers leur vie, envers leurs besoins. Nous prenons Si souvent la présence des autres dans notre vie pour acquise. Nous plaisantons, nous nous amusons, nous rions ensemble. Tout cela est bien, mais, lorsque nous le faisons sans sensibilité, non seulement nous leur faisons du mal, mais nous faisons aussi du mal à notre propre existence. L’être spirituel en nous prend un coup quand nous décidons d’être insensibles.

Plus vous êtes spirituel et plus vous deviendrez sensible. Il ne fait aucun doute que ceux qui sont insensibles semblent le plus souvent faire ce qu’ils veulent, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont plus en paix que vous. Gravissant plus rapidement l’échelle spirituelle , ceux qui sont sensibles apprennent en fin de compte à trouver le bonheur dans leur monde tout en étant une source de force pour les autres. Ils vont au-delà et s’élèvent au-dessus, leur propre existence individuelle découvrant le potentiel extraordinaire que possède chacun d’entre nous en égale proportion, même si c’est dans des domaines différents. Scrutez la vie des plus grand sages, prophètes et messies, et vous y apercevrez facilement un trait commun : ils étaient très sensibles aux besoins de ceux qui étaient autour d’eux. C’était grâce à leur sensibilité qu’ils pouvaient avoir de la compassion et c’était du fait de leur compassion qu’ils ont eu et continuent d’avoir un impacte positif et important sur notre monde.

L’empathie, l’amour, la compassion et la charité viennent naturellement aux personnes sensibles. Notre monde a besoin de personnes de ce genre. Et vous pourriez demander : comment développer la sensibilité,? Soyez attentif. Surveillez vos paroles, vos actions, vos pensées. Observez les autres. Si vous les observez sans les juger, il se peut que vous commenciez à apprécier ce que c’est que d’être dans leurs camps.

La sensibilité, c’est de faire la différence entre être emphatique et être emphatique.

Paix.
Swami

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